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mercredi 13 juin 2018

Medellin, une ville la plus innovante du Monde

Longtemps meurtrie par la violence, Medellín, deuxième ville de Colombie, a entamé depuis douze ans une profonde mutation. Son maire, Aníbal Gaviria, nous explique les principes d’une politique axée sur la refondation sociale. Interview. 






https://www.courrierinternational.com/article/2015/01/07/medellin-la-nouvelle-vie-de-la-ville-la-plus-dangereuse-du-monde

Aníbal Gaviria Correa est maire de Medellín depuis 2012, après avoir été gouverneur du département d’Antioquia (dans le Nord-Ouest) de 2004 à 2007.
Bien que d’un bord politique opposé, il poursuit l’action engagée depuis douze ans par les deux maires qui l’ont précédé pour transformer cette cité de 3,5 millions d’habitants. Priorité absolue : réduire la pauvreté, les
inégalités et l’exclusion.

La famille d’Aníbal Gaviria a payé un lourd tribut au conflit armé en Colombie : en 2003, son frère aîné Guillermo était assassiné par les Farc, qui l’avaient enlevé un an plus tôt. En décembre dernier, le maire de Medellín a reçu un prix, décerné par des organisations citoyennes de Colombie aux élus les plus investis dans la réduction de la pauvreté.

Courrier international : Quel portrait feriez-vous de Medellín aujourd’hui ?

Aníbal Gaviria Correa : On dit souvent que notre ville a changé d’image. Mais c’est la réalité qui a changé ! Il y a vingt ans, nous connaissions une violence aiguë, nous vivions une époque sombre.

En 1991, nous avons atteint untaux record de 390 homicides pour 100 000 personnes. Aujourd’hui, c’estune ville résiliente, qui est passée du statut de ville la plus violente du monde à celui de la villela plus innovante et est parvenue à réduire de 95 % ce taux d’homicides.

Nous devons poursuivre et renforcer la transformation sociale et
urbaine qui a été engagée, sans nous voiler la face sur les problèmes non
résolus, comme les inégalités ou la violence.

La pauvreté [extrême, correspondant, d’après l’institut national de statistiques colombien, à des revenus mensuels inférieurs à 96 000 pesos, soit 33,8 euros, considérés comme insuffisants pour satisfaire les besoins alimentaires de base] a reculé de 8 à 3 % en une dizaine d’années, et nous croyons qu’il est possible de la réduire encore.

Mais l’un des principaux atouts de Medellín, qui complète ce portrait, c’est sa population : accueillante, gaie, entreprenante.

C’est une grande force. Nous sommes une communauté d’entrepreneurs, très
dynamique sur le plan économique, et cette caractéristique s’inscrit dans une longue histoire industrielle et commerciale.


CI : Quel est le principal levier de cette mutation ?

AGC : La mise en œuvre d’un modèle basé sur des principes simples. A commencer par celui-ci, qui vous paraît évident mais ne l’était pas pour notre ville : le droit de chaque citoyen au respect de sa vie.

C’est la genèse d’une nouvelle culture, au senscitoyen du terme, qui réintroduit l’idée de l’équité et du vivre ensemble. Tout ce que nous faisons vise à remettre de l’équité dans nos territoires urbains.

Les citoyens privilégient souvent les signes physiques de l’action municipale, une nouvelle autoroute, une école, mais ce qu’il y a derrière ces infrastructures, voilà la vraie transformation. Prenez le Metrocable [des lignes de téléphérique qui relient au centre-villeles quartiers les plus précaires des bidonvilles, situés sur les hauteurs].

Il ne s’agit pas seulement de transport.

Le Metrocable est une traduction de ce principe d’équité. Il introduit de l’espace public là où il n’en existait pas. C’est le cas pour toutes les infrastructures que nous créons : elles n’existent pas ex nihilo mais font partie d’un ensemble d’investissements publics destinés à l’éducation et l’égalité des chances. Regardez notre programme “Buen comienzo” (Bon début) : il ambitionne d’apporter aux enfants à la fois la sécurité alimentaire et une éducation globale.

En dix ans, le taux de scolarisation est ainsi passé de 25 % à 87 %.  Autre exemple : nous avons créé la journée complémentaire pour les enfants de l’école publique, en leur proposant, après l’école, des activités culturelles, des ateliers de robotique, des cours de langues.

Ces programmes existaient dans le système scolaire privé, mais pas dans le public. Dans les quartiers pauvres où nous l’avons implantée, cette initiative a un impact impressionnant sur la convivialité, le vivre ensemble dont je vous parlais. Nous tentons ainsi de réduire l’abandon scolaire et de détourner les jeunes de la drogue et de la délinquance. 

CI : Quelles sont les conditions pour réussir une telle politique ?La métamorphose de

Medellín est le résultat du travail de gouvernements locaux successifs mais cohérents entre eux.
Des équipes impliquées qui ont assuré la continuité de l’action, au moins sur
l’essentiel. Un seul mandat, et par conséquent un
seul gouvernement municipal, ne suffit pas pour introduire de grands changements.

Ce qui compte pour réussir, c’est un socle commun de valeurs d’une équipe à l’autre. Nous nous considérons comme des serviteurs de l’Etat ayant pour priorité de réduire les inégalités, principal problème de notre département, et d’ailleurs de la Colombie en général. Une autre condition pour réussir, c’est la transparence de la gestion municipale, les comptes que nous rendons à la population, l’affectation cohérente des ressources publiques, visible par tout un chacun. Cette transparence est primordiale pour conserver la confiance de la population et de ce fait être en mesure de bien gouverner. Sans la transparence, ce sont les branches pourries de la corruption, de la gabegie des fonds publics qui prennent le dessus.

L’organisme indépendant d’évaluation des politiques publiques en Colombie a classé Medellín en tête des 1 100 municipalités du pays qui pratiquent une bonne gouvernance. Enfin, l’autre aspect important que j’évoquais précédemment, c’est que nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est le changement d’état d’esprit dans cette ville qui constitue le moteur de sa transformation.  

• Cette approche suffit-elle à lutter contre la violence ? 

Quand je vous parle de ce que nous faisons, on pourrait croire que nous vivons dans un paradis, mais bien sûr c’est loin d’être le cas ! Si je vous parle de notre ville en termes positifs, c’est parce que nous venons de loin et que j’évoque le chemin parcouru. Bien entendu, les difficultés sont toujours à notre porte. Nous avions un taux d’homicides qui s’apparentait à une guerre, et ce taux reste très élevé. Nous ne sommes pas parvenus à une situation idéale ni même complètement normale.

Nous avons seulement avancé, et avec une telle ampleur que Medellín est devenue un exemple pour d’autres villes. Mais nous ne sommes pas venus à bout des gangs, ni du trafic de drogue. A cet égard, notre stratégie se résume en trois points : attaquer les inégalités qui nourrissent le climat de violence, attaquer la violence de front avec la légitimité et toute l’autorité des institutions publiques (municipalité, police, justice), et enfin donner des opportunités de se réinsérer à ceux qui ont accepté de renoncer à la violence [Aníbal Gaviria se réfère notamment à la démobilisation des paramilitaires depuis 2009].

Malgré les difficultés, ce qui nous conforte dans ces choix, c’est de constater que les citoyens, selon les enquêtes régulières de l’organisme indépendant Medellín como vamos [qui mesure les résultats des politiques publiques et leur perception par la population], nous soutiennent et ont un fort sentiment de reconnaissance à l’égard de cette politique. Les habitants de Medellín ont récemment désigné la mairie comme l’institution la plus à même, selon eux, de résoudre les problèmes et de relever les défis qui nous attendent.
 
Propos recueillis par Sabine Grandadam

samedi 2 juin 2018

Medievale d'Ascros - 8 Juillet 2018

La Fête médiévale d’Ascros aura lieu dimanche 8 juillet 2018.

Le site de la medievale 

La page facebook  @medievaledascros

jeudi 24 mai 2018

Jean-Claude Passeron - Ascrossois - Sociologue Francais

Depuis que je suis tout petit j'ai toujours entendu dire de Jean-Claude Passeron (né le 26 novembre 1930 à Nice) que c'était un homme qui avait fait de grandes études, qu'il était professeur à la Sorbonne et rien de plus, qu'il habitait Marseille ou Paris on ne sait pas très bien.


Pour ma part Jean-Claude Passeron c'était un monsieur décontracté toujours habillé en short/sandales, lisant souvent un livre sur la terrasse du restaurant et fumant la pipe.

Depuis quelques années, notamment depuis le traité de Maastrich en 1992 je me pose des questions sur la répartition des richesses, qui devient riches, comment, de combien sont riches les riches, combien faut il gagner pour être riche, et surtout quels sont ceux qui ont le moins de chance de devenir riches qu'est ce que la classe moyenne, quelle politique pourrait amener à une meilleure répartition de la richesse mondiale....
Dans le père Goriot, le roman de Balzac : Vautrin dit à Rastignac qu'il ne sert à rien de travailler et être honnête, il faut mieux se marier à une riche jeune fille.



De fil en aiguille, j'ai commencé par lire la "République de Platon", puis tout les discours Socratiques de Platon. J'ai été déçu d'apprendre que dans "Le Criton" Socrate attendait son exécution. Il avait été condamné à mort et à boire la ciguë.

De là j'ai commencé à comprendre que notre soit disant démocratie n'en est pas vraiment une, que  la véritable démocratie impose du tirage au sort (comme dans les cours d'assises) plutôt que des élections et des partis politiques. 


J'ai ainsi découvert Etienne Chouard et j'en suis arrivé à lire des prix nobel d'économie comme Eugène Joseph Stiglitz et "La richesse des nations" d'Adam Smith et plus récemment un économiste français  Thomas Piketty avec le Capital au 21 ième siècle.

Extrait du livre de Thomas Piketty "Le capital au XXI siécle" : 




Et bien voilà que dans le dernier cinquième du livre, livre qui fait plus de 900 pages, Thomas Piketty parle (page 779) de Jean-Claude Passeron et du livre qu'il à co-écrit avec un autre sociologue. 

Et là je me suis dit mais bon sang, ce gars est d'Ascros il ne manquait plus que Piketty mentionne le nom de notre beau village, il ne l'a pas fait.

Il faut savoir que Piketty est lu et écouté dans le monde entier, que Stiglitz le prix nobel d'économie en parle dans ces livres, que le "Capital au XXI siècle" est un livre qui sert de base à tous les étudiants et professeurs d'économie.



De là j'ai commencé à faire des recherches sur internet sur Jean-Claude Passeron, je suis tombé sur Wikipédia et sur quelques vidéos. 

Les vidéos très anciennes sont complètement indigestes pour le commun des mortels (On dirait du Einstein quand il t'explique la théorie de la relativité restreinte) , on y comprend rien, Jean-Claude Passeron y parle de sociologie pour des sociologues, de ce qu'est ou devrait être la sociologie mais sans jamais se mettre à la hauteur d'un public novice, pour qui du reste la vidéo n'est pas destinée, j'ai écouté plusieurs fois rien, il n'est rien sorti, je n'ai absolument rien appris ni compris, je regardais le temps défilé....puis je me suis remis à travailler.

Je suis tombé aussi sur des extraits de France Culture plus récents de 2016.





Et là en écoutant ce podcast je me suis dit qu'il allait peut être parler un peu d'Ascros, que nénni, il n'en parle pas directement, il parle de l'arrière pays, de 1100 m d'altitude mais jamais, jamais il ne prononce le nom de notre village, j'ai trouvé cela triste, très triste et je lui demanderais pourquoi si j'en ai l'occasion un jour prochain.

Moi quand on me dit ou tu vas dans la montagne je donne immédiatement le nom du village, j'en suis fier, je suis fier de venir de ce petit village, d'y aller en vacances d'y emmener mes amis...

Voilà c'est tout ce que je peux dire de cet homme très discret, humble, qui n'étale pas son savoir, à tord je trouve, car je pense que ce doit être quelqu'un d'intelligent et d’intéressant, il à 88 ans, si vous le voyez à Ascros ne manquez pas de le saluer. J'achèterais probablement son livre "Les Héritiers" en espérant qu'il est écrit de façon à être compris par des personnes qui n'ont pas fait Hypocagne et qu'il me le dédicacera.

mercredi 9 mai 2018

La gare SNCF de Nice Ville - un dépotoir public

La gare SNCF de Nice ville est sale, un véritable dépotoir public. Voyez vous même avec cette vidéo tournée le 9 mai 2018 à 7H00 du matin

mardi 8 mai 2018

Le restaurant d'Ascros à ouvert avec un nouveau propriétaire




On y mange très bien et les nouveaux propriétaires Nicolas Odvad et son épouse Raissa sont très sympathiques.

Les prix sont raisonnables, les cafés à 1 euro et les sirops pour les enfants ne sont pas chers. D'une manière générale les prix des boissons sont très correct, enfin !!!!

On espère que cet été il y aura des glaces, des magnum, des coupes avec de la chantilly et puis pourquoi pas des pizzas, des gateaux et tartes diverses pour le thé, le pousse café ou le gouté.

Une page facebook a été créé : https://www.facebook.com/restaurantascros/

L'Hermione à Nice

L'Hermione, parfaite réplique de la frégate commandée par le marquis de Lafayette au 1_ième siècle, poursuit son périple méditerranéen d'ambassadrice de la liberté et de la francophonie. Elle a fait escale à Nice le 25 Avril 2018.

Il a été impossible d'acheter un billet pour y monter dessus, en effet les billets se sont vendus par le bouche à oreille en interne et le public n'a pas eu la possibilité d'acheter des billets par les circuits publics habituel tel que les grandes enseignes comme la Fnac ou Carrefour.

Nous avons pu juste la regarder de loin, c'est mieux que rien, l'arrivée et le départ avec les voiles déployées c'était un spectacle inoubliable.




mercredi 11 avril 2018

Meilleur poeles a granulés

Selon l'UFC Quechoisir le meilleur poele a granules n'est pas le plus cher, il est meme le moins cher et c'est un Freepoint Pretty.




Le poêle à granulés suscite un intérêt grandissant auprès des consommateurs.

Peu polluant, économique, c’est un mode de chauffage apprécié des Français, un foyer central autour duquel la vie s’organise.

Ces indiscutables points forts ajoutés au crédit d’impôt expliquent la progression des ventes ces cinq dernières années, passant de quelques milliers de pièces en 2009 à plus de 90 000 en 2014.

Mais, au-delà des déclarations des fabricants, qui annoncent des rendements de plus en plus élevés, parfois surprenants pour des appareils fonctionnant au bois, et malgré les classements du label « Flamme verte » de plus en plus exigeant, qu’est-on en droit de vraiment espérer de ces dispositifs ?

Sont-ils aussi performants et peu polluants qu’on nous le dit ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans notre test comparatif portant sur une sélection de 11 poêles à granulés vendus de 1 700 à 4 300 €.