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vendredi 24 juin 2016

Ils étaient onze et l'homme avait trahi - l'abbé Isnard

Profondément marqué par les événements, l'abbé Isnard écrit un poème en juillet 1944 :

Onze garçons couchés,
La face contre terre,
Comme des taches claires,
Sur le vert du grand pré.

Onze garçons fauchés,
Par la haine infernale,
Par la fureur bestiale,
En ce matin d'été.

Onze garçons vidés,
De leur ardente vie,
Cette vie qui sourit
Dans les jeunes années.

Onze corps torturés,
Bras en croix sur la terre,
Onze vies décimées :
On se tait, c'est la guerre.

Ils étaient onze et l'homme avait trahi



En hommage aux 11 fusillés de Saint-Julien-Du-Verdon le 11 Juin 1944

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