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samedi 3 octobre 2015

Mediapart - « Monsieur Guéant, l'argent est resté sous votre matelas ? »

Dans ce petit article de Mediapart est conté l'histoire d'un  malhonnête, qui n'a jamais eu de mandat d'élu, qui s'est retrouvé aux manettes du ministère de l'intérieur, secrétaire général de l'élysée, copain de Sarkozy, bref un beau Cv sur le papier mais malheureusement pour lui, comme il est con il s'est fait piqué la mains dans le sac, un peu comme un ours se gavant de miel, tout l'art du vol, de la malhonnêteté consiste à ne pas se faire prendre sans quoi t'es con.  La vraie de prison pas celle des VIP.


  |  Par Michaël Hajdenberg

Devant le tribunal correctionnel, Claude Guéant peine à justifier les compléments de revenus qu'il s'était octroyés quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2004. Vendredi, il a expliqué qu'il devait, par exemple, rémunérer des informateurs corses, et que cela avait un prix. Le tribunal en est resté interloqué. 

Quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur, Claude Guéant se prenait pour « le premier flic de France ». L’expression, imagée, est généralement réservée au ministre lui-même. Mais devant la XXXIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, poursuivi pour « complicité et recel de détournement de fonds publics », Claude Guéant semble se l’attribuer au premier degré pour mieux justifier les quelque 5 000 euros qu’il touchait chaque mois en espèces sans les déclarer à l’administration fiscale. Vendredi, au troisième jour de son procès, et devant des magistrats éberlués, il a décrit une manière de fonctionner qui ne laisse pas d’étonner.
Quand il accède à ce poste de directeur de cabinet en mai 2002, le contexte est pourtant à la moralisation de la vie politique. En 2001, toute la France a découvert les fonds spéciaux, grâce auxquels Jacques Chirac payait en liquide des billets d’avion. Dans la foulée, Lionel Jospin a cru mettre un terme à la pratique en interdisant de payer les membres de cabinet en espèces de façon cachée et discrétionnaire.

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