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jeudi 10 septembre 2015

Mediapart - Jean-francois Copé encore et toujours dans les magouilles...

Dans notre rubrique tous pourris il est là, encore une fois, en tête du championnat du monde il pourra se présenter aux JO de la magouille en 2017 !!!

Voyez vous-même pour en juger :
Pierre

L'emprunt caché de l'UMP de Copé auprès d’un industriel français

|  Par Mathilde Mathieu
Jean-Pierre Savare, président d'Oberthur Fiduciaire, a prêté 500 000 euros à l'UMP 
L'UMP s'est endettée, sous Jean-François Copé, auprès d'un industriel fortuné, Jean-Pierre Savare, fabricant de billets de banque. Une opération d'un montant de 500 000 euros restée jusqu'ici secrète. « Ce mélange des genres est profondément malsain », réagit le trésorier du PS.


Ultra-endetté, le parti de Nicolas Sarkozy doit beaucoup d’argent à ses banques, mais pas seulement. D’après nos informations, l’UMP a aussi contracté, sous la présidence de Jean-François Copé, un emprunt confidentiel de 500 000 euros auprès d’un industriel français, Jean-Pierre Savare, 51e fortune hexagonale avec sa famille si l’on en croit le magazine Challenges, président d’Oberthur Fiduciaire, l’un des plus gros fabricants privés de billets de banque au monde, fondateur d'un groupe familial qui s'est aussi diversifié dans les valises « intelligentes » pour le transport de cash.
Jean-Pierre Savare, président d'Oberthur Fiduciaire, a prêté 500 000 euros à l'UMP © DR Signé par un parti au bord de la faillite, cet emprunt resté jusqu’ici secret, très loin d’être remboursé, soulève bien des questions de principe : le parti ne s’est-il pas enfermé dans une situation de dépendance vis-à-vis d'un grand patron ? Des contreparties politiques, plus ou moins tacites, ont-elles été discutées ? Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui Jean-Pierre Savare, 78 ans, dont le fils Thomas occupe le poste de directeur général d’Oberthur Fiduciaire en même temps qu’il préside le Stade français (prestigieux club de rugby parisien), d’utiliser sa « créance » pour tenter de peser sur la ligne des Républicains, le travail législatif de certains parlementaires voire les décisions d’élus locaux ? À ce stade, un silence têtu fait office de réponse.
Questionné par Mediapart sur les conditions de cet emprunt de 500 000 euros, décroché il y a environ deux ans, Jean-François Copé ne souhaite faire aucun commentaire. « Il n’a jamais eu aucun contact avec l’intéressé, il ne s’en est pas occupé », fait simplement savoir son entourage. Quant à la trésorière de l’époque, la députée Catherine Vautrin, elle s’enferme dans le mutisme, s’évitant ainsi de communiquer la date exacte de la signature, le calendrier de remboursement ou le taux d’intérêt négocié.

Non seulement cet emprunt n’a jamais été rendu public par l’UMP (rien ne l’y obligeait légalement), mais son existence a même échappé à la Commission nationale des financements politiques (CNCCFP), l’autorité indépendante chargée de vérifier les comptes des partis – jusqu’à ce que Mediapart l’interroge cet été sur le sujet.
Une telle opération de renflouement via un particulier (plutôt qu’un organisme bancaire) s’avère pourtant rarissime s’agissant d’un parti de gouvernement, voire inédite depuis les lois sur le financement de la vie politique qui ont plafonné les dons aux partis à 7 500 euros par personne et par an. Désormais tuyautée, la CNCCFP devrait réclamer une copie du contrat, pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un don déguisé, c’est-à-dire que le taux respecte grosso modo les prix du marché et que le remboursement de Jean-Pierre Savare est programmé avant la fin des temps. D’ailleurs, a-t-il déjà revu quelques kopecks ?

« Jean-Pierre Savare ne s’exprimera pas sur ce sujet », nous fait savoir son avocat, en précisant simplement que ce prêt, « effectué à titre personnel », « est bien évidemment conforme à l'ensemble des dispositions légales applicables en la matière ». À lire son portrait paru dans Le Point l'an dernier, ce brillant autodidacte, patriarche réputé peu commode (« J'aime bien la hiérarchie quand c'est moi le chef »), s'est toujours classé plutôt à droite : « Je ne suis pas de gauche », glissait-il.

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