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mercredi 27 mai 2015

Mediapart - Affaire Kerviel : des députés s'emparent de la « bombe judiciaire »

|  Par martine orange
Le fait est suffisamment rare, à leurs yeux, pour qu’ils le soulignent avec insistance. Six parlementaires ont décidé de transcender leurs clivages politiques pour demander ensemble, lors d’une conférence ce mercredi 27 mai, la révision du procès Kerviel et la création d’une commission d’enquête parlementaire sur toute cette affaire. Les uns, comme Yann Galut (PS), Georges Fenech (UMP) ou Nicolas Dupont-Aignan (droite, non inscrit) disent parler en leur nom, avec le soutien de quelques-uns de leurs collègues. Les autres, comme Éric Alauzet et Eva Joly (Europe Écologie-Les Verts) ou Éric Bocquet (communiste) affirment s’engager au nom de tout leur groupe parlementaire.
Après les déclarations de la principale enquêtrice, l’affaire Kerviel devient une affaire d’État, selon six parlementaires. Dépassant leurs clivages politiques, ils demandent ensemble la protection de la commandante de police, une révision du procès et la création d’une enquête parlementaire.




Ce qui les rassemble au-delà de leurs clivages politiques, c’est le même souci de la justice, les mêmes préoccupations contre la fraude fiscale et le pouvoir de l’argent, disent-ils. Depuis 2012, ils ont tous participé à des commissions, à des rapports, à des enquêtes sur la fraude et l’évasion fiscale. Ils ont débattu des textes sur la séparation bancaire ou sur la taxation des transactions financières. Ils ont découvert le monde opaque de la finance, ses pratiques cachées, les protections inavouées dont il bénéficie jusqu’au sein de l’appareil d’État.
Le dossier Kerviel est pour eux emblématique. Ils avaient des doutes auparavant sur la seule culpabilité de Jérôme Kerviel dans cette affaire. Les déclarations de Nathalie Le Roy, principale enquêtrice dans l’affaire Kerviel, les ont convaincus qu’ils avaient le devoir de participer à faire la lumière sur ce dossier. « L’affaire Kerviel se transforme en affaire Société générale. Elle devient une affaire d’État », assure Yann Galut. « Une commandante de police a déclaré devant un juge se poser des questions sur sa propre enquête. Elle affirme qu’elle a acquis la certitude que la Société générale était au courant des agissements de son trader. C’est une bombe judiciaire qui a explosé. Nous ne pouvions pas rester insensibles », explique le député socialiste.
« Durant mes vingt années de carrière comme juge d’instruction, je n’ai jamais connu un tel précédent », enchaîne Georges Fenech qui déplore « le mépris avec lequel Jean Veil, l’avocat de la Société générale, a traité les parlementaires ». « Nous ne sommes ni les procureurs de la Société générale, ni les défenseurs de la Société générale. Mais nous avons notre mot à dire sur le fonctionnement de la justice, des banques, du monde financier », poursuit-il

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