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mercredi 8 octobre 2014

Madiapart - Nicolas Sarkozy : un retour qui fait pschitt

|  Par Ellen Salvi
Nicolas Sarkozy, entouré de Valérie Pécresse et Gérard Larcher, à Vélizy-Villacoublay, le 6 octobre. © Youtube/NicolasSarkozy
Il rêvait d'un « retour stratosphérique », mais voit sa stratégie exploser à peine les moteurs allumés. Accélération des affaires, absence de projet, ténacité de ses adversaires de droite… Trois semaines après l'annonce de sa candidature à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy peine à convaincre. L'ancien président est plus entouré par les juges d'instruction que par sa propre famille politique.


La bande-annonce était digne d’un blockbuster américain. Une situation apocalyptique. Un homme, un sauveur, un destin. Le retour de Nicolas Sarkozy, largement “teasé” par son entourage depuis l’échec du 6 mai 2012, s’annonçait comme un énorme succès.

Nicolas Sarkozy, entouré de Valérie Pécresse et Gérard Larcher, à Vélizy-Villacoublay, le 6 octobre.
À écouter ses fidèles, l’ancien président allait tout casser, tout changer, tout révolutionner. Pour sauver l’UMP, mais pas seulement.

 « Sans Sarkozy, il n’y aurait plus de démocratie en France, en Europe et dans le monde »,

expliquait, dès novembre 2013 et avec le plus grand sérieux du monde, son ancien conseiller à l’Élysée, Henri Guaino.

Certains s’enhardissaient jusqu’à prendre leurs distances avec le “héros” de la droite ? Qu’importe. Ils rentreraient vite au bercail.
« Je fais le pari que, dans deux ans, tout le monde sera revenu dans la famille sarkozyste », assurait, il y a encore quelques mois, Brice Hortefeux, l’« ami de trente ans », persuadé que la seule évocation du retour de l’ancien président ramènerait les âmes égarées dans le droit chemin.

Comme dans un blockbuster américain toujours, le scénario était couru d’avance : oui, au bout du compte et malgré une série d’obstacles politiques et judiciaires, Nicolas Sarkozy finirait par libérer la nation. Ni plus ni moins. Son élection annoncée à la tête de l'UMP n'a jamais été le vrai sujet de la comédie qu'il joue devant nos yeux, ses velléités se situant bien au-delà de 2014 et de la rue de Vaugirard : en 2017, du côté de l'Élysée.
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