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mercredi 11 juin 2014

Souvenir d'un amoureux d'Ascros avec un chapeau : Gerard Rollin le neveu de Charlie Raffaaelli

Nice Matin - 18 ans de prison pour le meurtrier de Gerard Rollin, il venait à Ascros
Publié le  - 3
 
Hier après plus de trois heures de délibéré la cour d’assises des Alpes-Maritimes a condamné Ramzi Chamakhi à une peine de 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Gérard Rolin, un cantonnier de 38 ans, ainsi qu’à l’interdiction définitive du territoire national.
Ramzi Chamakhi reconnu coupable d’avoir porté 39 coups de couteau et blessures à son voisin, le 10 juin 2007 à Beausoleil a encore clamé son innocence. Il s’était déjà levé pour déclarer « Je suis innocent », après les réquisitions de l’avocat général qui avait demandé une peine de 25 ans de réclusion criminelle.

"Le quartier me soutient"
Les yeux remplis de larmes, un sanglot dans la voix, l’accusé avait déclaré à la fin des débats : « Depuis la première minute, j’ai clamé mon innocence... J’ai toujours été contre la violence... j’ai gagné ma vie honnêtement. En prison j’ai passé le brevet des collèges, le brevet de secourisme pour pouvoir aider les autres. Le quartier me soutient, il y a une pétition. »
Ramzi Chamakhi s’était ensuite rassis, anéanti, écrasé par le poids de la peine requise.

Écarter les autres pistes
Au cours d’une heure et demie de démonstration, l’avocat général Mme Nadine Mouttet avait minuté, à dessein, le déroulement du meurtre reconstituant en parallèle les actions des différents protagonistes. Pour l’avocat général, une fois les autres pistes stériles éliminées, tout ramenait à Ramzi Chamakhi : les traces de sang, le grand nettoyage, l’accélération des communications avec la famille, « l’affolement téléphonique » et puis enfin, la fuite en Tunisie.
Restait à tenter d’éclaircir le mobile et l’accusation a lancé un faisceau d’hypothèses basées sur une personnalité à dimension paranoïde, l’effet de la religion mal assimilée ou encore une recherche d’auto-érotisme... Mme Nadine Mouttet a longuement insisté sur l’enroulement des mensonges, les adaptations successives et a so
uligné : « Pour sauver sa peau, on peut dire n’importe quoi, mais il y a des limites. »

« Un doute et un pauvre type »
La défense a pris exactement le contre-pied, soulignant au contraire l’absence de preuves irréfutables, de mobile et les carences de l’enquête. Mes Sabrina Hachouf et Gilbert Collard, plaidant évidemment l’acquittement ont, tour à tour, démonté le mécanisme de l’accusation en dénonçant « le jeu trompeur des apparences ».
« Malheur à celui qui entre dans le champ magnétique d’un crime et qui n’a alors pas le bon réflexe, le bon comportement. Tout peut se retourner ! », s’est exclamé Me Collard. Le défenseur a aligné les autres pistes, dont celle de « cet ADN inconnu qui nous nargue, cet ADN masqué qu’on n’a pas voulu démasquer ».
Il a brandi l’hypothèse d’un règlement de compte, d’un guet-apens tendu par un autre assassin pour conclure : « Il n’y a pas de preuve, un doute et un pauvre type. » Hier après-midi, la cour d’assises a finalement retenu la culpabilité.

PS : Si la famille veut me contacter elle peut le faire en me laissant les coordonnées via le formulaire de contact sur la partie droite du blog d'Ascros.. Je pourrais mettre des photos de Gerard afin qu'on ne l'oublie pas.

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