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lundi 30 juin 2014

Mediapar - Affaire Sarkozy: le magistrat Azibert et l'avocat Herzog en garde à vue


|  Par Michel Deléan

Gilbert Azibert, 67 ans, premier avocat général à la Cour de cassation, l'avocat général Patrick Sassoust, ainsi que le défenseur de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, sont en garde à vue depuis ce lundi matin pour leurs interventions supposées dans le dossier Bettencourt.

C’est un séisme pour la magistrature et pour la sarkozie. Selon des informations obtenues par Mediapart, le haut magistrat Gilbert Azibert, 67 ans, premier avocat général à la Cour de cassation, a été interpellé ce lundi matin à Bordeaux et est en cours de transfèrement pour être placé en garde à vue à Nanterre, cela pour son intervention supposée dans le dossier Bettencourt. L'avocat Thierry Herzog, défenseur et ami intime de Nicolas Sarkozy, a également été placé en garde à vue, à Nanterre, dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Enfin, une troisième personne, l'avocat général Patrick Sassoust, en poste à la chambre criminelle de la Cour de cassation, a également été placée en garde à vue ce lundi matin. Ce magistrat peu connu avait été le subordonné de Gilbert Azibert à la cour d'appel de Bordeaux en 2007 et 2008.
Gilbert Azibert est soupçonné d’avoir cherché à interférer dans un volet de cette affaire qui était soumis à la Cour de cassation, espérant en retour obtenir un poste à Monaco, selon des écoutes téléphoniques effectuées sur le portable de Nicolas Sarkozy dans un autre dossier (celui d'un possible financement libyen de la campagne présidentielle de 2007). Ces écoutes révèlent l'existence de conversations compromettantes entre le haut magistrat et Thierry Herzog (lire notre article ici).
Quand l’affaire a éclaté, le 10 mars dernier, Gilbert Azibert a pris un arrêt maladie, et il est resté deux mois dans la région de Bordeaux, où il habite. Au lieu d'attendre sa retraite dans quelques mois, le haut magistrat avait choisi de reprendre son poste mi-mai, comme si de rien n’était, et avait même participé à un voyage en Russie avec des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation, ce qui avait surpris quelques-uns de ses collègues.

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