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vendredi 30 mai 2014

Mediapart - Affaire Bygmalion : Copé débarqué de la présidence de l'UMP

|  Par Ellen Salvi et Marine Turchi
Auditions d’élus, perquisition à l’UMP, attaques fratricides et contre-feux divers… À peine les européennes terminées, l’affaire Bygmalion s’est considérablement accélérée. Mardi matin, Jean-François Copé a dû démissionner de la présidence de l'UMP.


Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy.« Tous ceux qui voudraient remettre en cause son action me trouveront sur leur route. (...) Quelles que soient ses décisions, je serai à ses côtés. » C’était en août 2012, trois mois après la défaite de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé n’avait qu’une ligne à l’UMP, celle de “plus sarkozyste que moi, tu meurs”. Ce jeu, l’ancien chef de l’État s’y prêtait volontiers. L’été dernier encore, il expliquait à ses visiteurs de l’UMP qu’il se fichait « de savoir si Copé (était) sincère ou non, mais qu’au moins lui jou(ait) le jeu », à la différence de François Fillon.
Un an plus tard, fini les politesses. En pleine affaire Bygmalion, Jean-François Copé essaie de sauver sa peau en tentant de faire porter le chapeau à l’ex-président de la République. Lundi soir, l’ancien conseiller de Sarkozy, Henri Guaino, résumait dans un grand euphémisme la guerre qui s’ouvre désormais publiquement entre les deux hommes : « Tout cela devient d'une grande confusion, chacun essaie de se défausser sur les autres, nous verrons. »

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