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dimanche 2 février 2014

Mediapart - Des accidents au CHU de Strasbourg provoquent un scandale

|  Par Caroline Coq-Chodorge
Un médecin du CHU de Strasbourg dénonce les accidents répétés dans le traitement de patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). En cause : la difficulté pour les urgences d'obtenir un examen IRM, les équipements étant occupés par des malades non hospitalisés ou par les clientèles privées de certains radiologues. Le tout sur fond de guerre entre services. Trois plaintes ont déjà été déposées.

Le 20 mars 2013, Emilio Gentile, 60 ans, est atteint par des troubles de la parole et une paralysie du côté gauche. Son accident vasculaire cérébral (AVC) est finalement diagnostiqué grâce à une IRM (imagerie par résonance magnétique) avec trois semaines de retard, après deux visites inutiles aux urgences du CHU de Strasbourg et une consultation chez son médecin généraliste, qui reconnaît enfin les symptômes. Il est aujourd’hui handicapé à 80 %.
Le 12 avril 2010 vers 5 heures du matin, Alexandra Belhadj, 20 ans, se présente aux urgences de cet hôpital pour de forts maux de tête. À 8 heures du matin, elle est tétraplégique. Elle attendra jusqu’à 21 heures le soir pour réaliser une IRM, et jusqu’à 15 heures le lendemain pour que le cliché soit correctement lu et le diagnostic posé : AVC. Elle est aujourd'hui handicapée à 79 %.
En décembre 2008, M. K. ressent des vertiges, a des troubles de la vision, du mal à marcher. Il appelle le SAMU à 13 heures, arrive aux urgences à 18 heures, est hospitalisé en rhumatologie pendant trois jours avant qu’une IRM soit réalisée. Il décède trois semaines plus tard à l’hôpital.


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