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lundi 28 octobre 2013

Les preuves de la fortune de l’UMP Balkany dans les paradis fiscaux - Mediapart


Patrick Balkany, le 26 novembre 2007, à Pekin, devant l'œuvre “Suicide Serie" de l'artiste Wei Guangqing 
Patrick Balkany, le 26 novembre 2007, à Pekin, devant l'œuvre “Suicide Serie" de l'artiste Wei Guangqing© Reuters

L'heure de la vengeance a sonné pour Didier Schuller. L’ancien élu des Hauts-de-Seine, qui avait porté bien seul le chapeau judiciaire dans l’affaire des HLM 92, n’est pas venu les mains vides, mercredi 23 octobre, dans le cabinet des juges anti-corruption Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire.
Didier Schuller a été condamné dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine. Pas Patrick Balkany... 
 
Didier Schuller a été condamné dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine. Pas Patrick Balkany...© dr

À l’origine, l’ancien conseiller général RPR de Clichy-la-Garenne, où il se présente pour les prochaines élections municipales, était entendu sur des confidences du marchand d’armes Ziad Takieddine dont il a dit, dans le livre French Corruption (Stock), avoir été le destinataire concernant le financement de la campagne d’Édouard Balladur en 1995.
Mais n’étant qu’un témoin très indirect dans ce dossier, c’est sur une tout autre affaire que Didier Schuller a apporté aux juges des éléments probants, sous la forme de documents bancaires, traces de versements et rapports de police édifiants, que Mediapart publie en intégralité (voir page 2 de cet article). Tous portent sur les montages offshore et la fortune en Suisse, au Liechtenstein ou à Saint-Martin, de l’actuel maire et député de Levallois-Perret, Patrick Balkany (UMP).
Président de l’Office des HLM des Hauts-de-Seine quand Didier Schuller en était le directeur général (1988-1995), Patrick Balkany, un intime de l’ancien président Nicolas Sarkozy, est aujourd’hui – et plus que jamais – dans le viseur de son ancien complice.
Didier Schuller, qui a connu la prison et le bracelet électronique après avoir été condamné en 2005 puis en 2007 en appel, contrairement à Patrick Balkany, relaxé, n’a pas caché sa rancune devant les magistrats : « J’ai payé ma dette, je constate aujourd’hui que le président de l’office des HLM de l’époque, M. Balkany, a été relaxé. Il s’en est bien mieux sorti que moi. Je n’ai aucun patrimoine si ce n’est qu’un quart d’appartement en indivision, ayant appartenu à ma mère », a-t-il dit sur procès-verbal.

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