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mardi 8 octobre 2013

A l'Assemblée, l'emploi flou de l'épouse de Bruno Le Maire - Mediapart

Encore un pourri, un de plus, qui refilait un salaire à sa femme payé par son statut de Député c'est à dire avec nos impots !!! 2700 euros net à rien faire...le pitre c'est qu'a leur place on ferait pareil, il faut donc changer le systeme, notre démocratie est sur la mauvaise pente.


Au parlement, le projet de loi sur la transparence va bientôt faire apparaître les emplois discrètement occupés par les épouses, les enfants, etc. D'après nos informations, la femme de Bruno Le Maire, artiste-peintre, a été rémunérée plusieurs années sur un poste de collaboratrice à temps plein. Difficile de savoir ce qu'elle y faisait concrètement.




Pauline Le Maire est artiste-peintre et mère de quatre enfants. Dans les médias, son mari Bruno, député UMP d'Évreux et ancien ministre, la présente toujours avec ces deux activités-là, et uniquement celles-là. À ses heures perdues, elle en aurait pourtant exercé une troisième. D'après nos informations, Pauline Le Maire a été rémunérée aux frais de l'Assemblée sur un poste d’assistante parlementaire à temps plein de 2007 à l'été 2013 (avec une longue interruption pour congé maternité), grâce à des contrats signés soit par son époux, soit par le suppléant de celui-ci, Guy Lefrand.
Bizarrement, cet emploi n’a jamais été mentionné en public, ni par l’intéressée ni par ses employeurs. L’un des anciens membres de l’équipe de Guy Lefrand, interrogé par Mediapart, reconnaît d’ailleurs n'avoir « jamais eu vent » d’un tel contrat.
Pauline Le Maire n’est certes pas la seule « femme de » embauchée comme collaboratrice. D'après des chiffres – inédits – communiqués à Mediapart par le questeur socialiste Bernard Roman (l'un des trois argentiers de l'Assemblée), une cinquantaine de député(e)s sur les 577 élus en juin 2012 ont signalé salarier leur conjoint(e), et une autre cinquantaine un membre de leur famille (ascendant, descendant, cousin, etc.). Le salaire de ces « emplois familiaux » est alors fixé librement par le parlementaire, mais plafonné à 4 752 euros brut par mois. En l'absence de lien familial déclaré, la questure n'entreprend cependant aucune vérification.
Si beaucoup d'épouses travaillent réellement au service de leur mari, en circonscription ou au Palais-Bourbon, en toute transparence, quelques-unes peuvent occuper des emplois de complaisance, semi-fictifs voire pire, en profitant de l’opacité entretenue par l'Assemblée. Alors que le nombre global d'assistants avoisine les 2 400 (chaque député ayant le droit de recruter jusqu'à cinq « petites mains » et de dépenser jusqu'à 9 500 euros mensuels), aucune liste n'existe nulle part ! En imposant enfin la publication de tous ces noms, la loi « sur la transparence de la vie publique » (adoptée à la mi-septembre) pourrait décourager certains abus.

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