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dimanche 22 septembre 2013

Réchauffement du climat: c'est bien l'homme et c'est encore plus grave



C'est un gros pavé dans le jardin des climato-sceptiques. Le nouveau rapport du Giec, état de l'art scientifique qui doit paraître fin septembre et que Mediapart a pu consulter en avant-première, confirme une forte influence humaine sur le climat. Il revoit surtout à la hausse les conséquences d'un réchauffement accéléré de la planète.


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Les scientifiques du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) en sont désormais convaincus : l’homme est le principal acteur du réchauffement climatique observé depuis les années 1950. Dans une version préliminaire de leur nouveau rapport que Mediapart a pu consulter, les experts écrivent que l’influence humaine sur le climat est « sans équivoque » et se manifeste « à l’échelle globale et dans la plupart des régions ».
Pollution atmosphérique en Russie.
Pollution atmosphérique en Russie.© Serguei Dorokhovsky
Le nouveau rapport du Giec sera le cinquième depuis 1990, et paraît six ans après le précédent, daté de 2007. La phrase sur la responsabilité humaine doit figurer dans la partie stratégique du rapport, le résumé à l’intention des décideurs, destiné à inspirer les politiques environnementales. Ce texte de vingt à trente pages ne sera rédigé définitivement qu’au dernier moment, lors d’une réunion à Stockholm du 23 au 26 septembre.
Mais le corps du document ne devrait connaître que des modifications mineures. Il constitue une somme exceptionnelle de connaissances scientifiques sur les mécanismes physiques du changement climatique, soit plus de deux mille pages écrites et révisées par 209 auteurs et 50 éditeurs d’une quarantaine de pays. Précisons par ailleurs qu’en plus du document qui paraîtra le 30 septembre, le Giec publiera au printemps 2014 deux autres volets : l’un sur les impacts du changement climatique ; l’autre sur les mesures à prendre pour en atténuer les conséquences.
Quelles que soient les nuances introduites dans la formulation finale du résumé, l’essentiel du rapport dresse un tableau qui ne laisse guère de place au doute : l’accumulation dans l’atmosphère de gaz à effet de serre issus de l’activité humaine, principalement de gaz carbonique (CO2), est en train de transformer le climat de la planète à un rythme extrêmement rapide, sans précédent dans l’histoire récente de la planète.
Les experts du Giec considèrent comme pratiquement certain que, dans la plupart des régions, les épisodes de froid extrême, à l’échelle saisonnière, seront plus rares tandis que les épisodes de grande chaleur seront plus fréquents. Il y aura aussi plus de vagues de chaleur et de canicules, tandis que des hivers très froids resteront possibles, mais rares. D’ici 2100, la température de surface de la planète pourrait monter de 1,5 à 3 °C, selon le rythme d’augmentation des émissions de CO2 (les estimations les plus hautes allant jusqu’à 4,8 °C). Dans le même temps, le niveau des océans pourrait s’élever de 0,28 mètre à près d’un mètre (et même jusqu’à plus de 2 mètres selon certaines projections jugées peu probables par les experts).

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