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mardi 26 avril 2011

Elle monte elle monte

En jouant la carte économique, Marine Le Pen (re)séduit les ouvriers

Le 26 avril 2011 par Barbara Leblanc
Marine Le Pen

A un an de l’élection présidentielle de 2012, le dernier sondage Ifop-Europe 1-Paris Match publié ce 26 avril révèle que les intentions de vote des ouvriers en faveur de la candidate du Front National sont en tête. Une reconquête pour le parti qui avait perdu des voix dans cette catégorie en 2007.

En cumuls, Marine Le Pen, candidate du Front national, obtient plus de 37% des intentions de vote de la classe ouvrière entre février et mars selon le sondage de l'Ifop. Un score qui permet de "parler de cœur de cible d’une catégorie", assure Frédéric Dabi, directeur du département Opinions à l'Ifop. Selon lui, "même si les ouvriers ont toujours eu un tropisme pour le parti d’extrême droite, ce qui est frappant ici, c’est le retour au bercail des ouvriers. Ils se retrouvent dans l’image de Marine Le Pen".

En 2007, la classe ouvrière avait en effet surpris dans ses votes traditionnellement en faveur du FN, avec une percée de Nicolas Sarkozy et plus marginalement de Ségolène Royal. A l’époque, le Front national ne séduisait que 16% des ouvriers. Toujours selon l’Ifop.

D'après ce dernier sondage, les ouvriers seraient attirés, dans le discours de Marine Le Pen, par des valeurs qui les touchent, notamment celle du travail, du pouvoir d’achat ou de la désindustrialisation. "Elle a apporté une touche économique au discours de son père, orienté surtout sur l’immigration, assure Daniel Boy, analyste politique au Cevipof. Avec une liberté de plus que la gauche et la droite : elle n’est pas tenue par l’Europe et peut donc tout aborder".

Parmi les pistes économiques déjà évoquées par la candidate, on trouve notamment la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, l'indexation des salaires sur l'augmentation des prix ou la sortie progressive de l’euro. "A la différence de son père, elle a choisi pour des raisons électoralistes uniquement d’évoquer les services publics, des discours antilibéraux et de miser sur le social. Un retour aux thèses de l’extrême droite des années 1930", constate Daniel Boy.

De quoi toucher une catégorie, celle des ouvriers et des employés, l'une des plus touchées par la précarité et les difficultés économiques. "Les sondés ouvriers nous confient qu’ils se retrouvent dans le message de proximité de Marine Le Pen, explique Frédéric Dabi. Ils nous disent : elle nous ressemble, on la comprend, et elle nous comprend.

Elle parle de nos problèmes".

1 commentaire:

  1. Exactement, elle parle de nos problemes et c'est bien la seule !!!!

    Tant à Gauche qu'à droite personne ne parle de ce qui se passe au quotidien dans la vie des francaises et des francais.

    A l'ecole avec des classes surchargées des la maternelle, un manque de policiers dans les rues, une insecurite dans les villes, de l'incivisme en veux tu en voila, le prix des choses qui ne fait que monter, les salaires qui stagnent ... des emplois plus que precaires, des appartements or de prix meme dans les quartiers populaires, des banques qui nous prennent pour des c o n s, des riches qui ne paient plus d'impots, des ministres qui fument pour 12 000 euros de cgares par mois sur les deniers public, d'autre squi font des affaires en tunisie dans l'immobilier, et d'autres encore qui doivent faire toutes sortes de manigances en leur faveur dont on a pas encore découvert !!!!bref c'est le caca partout ...

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